Jean-Louis Touraine

16 Avr

J'ai été très déçu d'apprendre la réélection en Italie, le lundi 14 avril, de M. Silvio Berlusconi, qui accède au pouvoir pour la troisième fois en obtenant une majorité à la Chambre et au Sénat. Cet homme ne me semble pas avoir les capacités pour résoudre les problèmes profonds et graves de la péninsule, dont la stagnation économique et la « crise des ordures » à Naples. Pendant son deuxième mandat, de 2001 à 2006, le PIB italien a continué à baisser, atteignant -4,4% en 2006, et la dette publique s'est élevée à 106,8% du PIB la même année.

De plus, pendant ces élections, il s'est appuyé sur la Ligue du Nord, le parti europhobe, sécessionniste et anti-immigration, pour garantir sa victoire. L'entrée d'un tel groupe dans un gouvernement (leur leader Umberto Bossi a déjà demandé un poste de ministre) en dirait long sur l'influence de l'extrême-droite sur le Premier Ministre. Je m'inquiète aussi de la concentration des pouvoirs entre les mains de cet homme englué dans les « affaires », à la tête d'un grand groupe de presse et de trois chaînes de télévision, et pour qui la richesse financière est une valeur suprême.

 

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